Ananké

No Tech, Low Tech, High Tech   

Comment la technologie s'invite dans la création Conférences, séminaire de recherche Samedi 18 octobre 2025 à 14h - Tiers lieu Parade, Arles


Présentation

La création entretient depuis toujours une relation ambivalente avec la technologie. Elle est avant tout une affaire de choix individuels, mais ne relève pas uniquement de l’outillage de l’artiste. Elle est aussi un champ de bataille esthétique où se questionnent les relations entre l’art, l’industrie et la société.

Dans un monde saturé d’outils numériques, l’attitude No Tech pourrait presque passer pour une posture critique et transgressive. Ici, la création reste avant tout un geste, inséparable de la matière, de l’espace et de l’instant qui la voient naître, comme nous le rappelle l’art de la performance. Avec l’accélération du numérique, le No Tech peut aussi découler d’une décision critique de retour à la matière ou d’une volonté de perturber les espaces socio-techniques (sensibilité sociale, art participatif).

À l’opposé, la High Tech fascine par ses possibilités infinies. Blockchain, IA, réalité virtuelle : le storytelling nous invite à repousser les limites de l’imagination pour explorer de nouveaux champs esthétiques. À l’instar du net.art, auto-dissout en 1999, on peut même se demander si l’art basé sur de la tech n’est pas devenu le relais involontaire du marketing, bien qu’il existe des pratiques plus exploratoires et critiques (glitch art, esthétiques liminales qui explorent les failles de la technologie).

Entre ces deux pôles, la Low Tech s’envisage comme une voie critique et exploratoire. À la manière du mouvement punk, elle détourne, bricole, recycle ou retourne le discours technophile contre ses promoteurs. Elle rappelle qu’on peut se réapproprier la technique et en faire un outil d’émancipation plutôt qu’un vecteur d’aliénation (open-source, hacklabs, manifeste no-design…) et cultive ses liens avec l’engagement écologique et politique.

Ces trois approches ne sont pas étanches : elles se croisent, se contredisent, se nourrissent. Elles rappellent que chaque geste artistique engage, implicitement, un choix de société autant qu’un choix d’outil.

Au programme

Samedi 18 octobre 2025, de 14h à 18h

Conférences et discussions avec :

- Vincent Moncho, directeur du festival Octobre Numérique - Faire Monde

- Samuel Tronçon, philosophe et chercheur en informatique, coopérative Ananké

L'événement est ouvert à tous les esprits curieux, toutes disciplines confondues (recherche, enseignement, institutions culturelles, structure artistique...).

A propos

Ananké organise depuis 2023 des séminaires de recherche sous la forme de conférences, de présentations et de débats à Parade, Arles.

L’événement se tiendra en présentiel. C’est est un espace de discussion pluridisciplinaire, de vulgarisation scientifique et de partage d'expériences.

Entrée libre, dans la limite des places disponibles (réservation conseillée)

Réservation par mail lucie.noyons@ananke.coop ou par HelloAsso.